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CAHIER 02


A propos de la Laïcité.
En Marche – Comité Iena, le 8 juin 2018, Synthèse des discussions  entre membres  du Comité Iéna…..

Synthèse des discussions avec les militants.

Dire aux jeunes qu’ils  peuvent tout à fait pratiquer leur foi mais en respectant les valeurs de la République

Le principe de la Laïcité c’est important et capital, cependant il faut faire attention à ne pas en faire une autre religion mais plutôt une lutte contre les problèmes de radicalisation.
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Ce matin, poursuite et  approfondissement des débats  sur la laïcité autour de  Bernard Cohen-Hadad.
 Les participants ont dans un premier temps, abordé des cas concrets de la pratique de la laïcité à l’Ecole, dans l’Entreprise et dans les Armées où la présence de règlements intérieurs ne suffit pas à empêcher que s’y développent des comportements à tendances radicales s’opposant à l’exercice de la laïcité,par exemple par le refus  de l’enseignement des sciences ou le refus de la mixité;il a bien été noté que certains des freins à l’exercice de la laïcité sont actionnés aussi bien par des jeunes musulmans fondamentalistes dans l’école publique que par des jeunes catholiques non moins fondamentalistes dans les lycées militaires où la neutralité religieuse dont se vante le milieu militaire est battue en brèche.
 
Puis  les débats  ont été consacrés aux réponses pouvant être apportées dans la lutte contre la radicalisation sous toutes ses formes ,notamment en s'appuyant sur les propositions d'Abdelkader Arbi ,aumônier en chef du culte musulman aux Armées ,articulées autour d’un effort de pédagogie à renforcer dans la durée en imposant un cycle de formation universitaire aux aumôniers musulmans,recette qui pourrait valablement être transposée dans la société civile .

Pour s’assurer que le radicalisme n’est pas un phénomène inéluctable il suffit de considérer le cas de Mayotte,département français dont 90 % des habitants sont musulmans et parlent un dialecte comorien :dans les collèges et lycées, les élèves  filles et garçons sont vêtus normalement et ne s’expriment entre eux qu’en français,les filles ne retrouvant leurs voiles traditionnels qu’à la sortie.

Même s’il s’agit de l’affaire de tous,c’est  par l’école que doivent passer les chemins de la laïcité et à cet égard nous devrons suivre de près le projet de Service National Universel qui devrait constitue un beau tremplin pour sa pratique .

Le Liban pourrait représenter un bel exemple où chrétiens et musulmans se parlent et vivent ensemble mais cela n’en fait pas pour autant un exemple de laïcité comme le fait remarquer un participant car il s’agit en fait d’un bel exemple de communautarisme où ,pour reprendre la belle métaphore de Clémence, chacun glisse harmonieusement parmi les siens puisque la patinoire a été partagée en 3 zones réparties entre chrétiens,sunnites et chiites,avec de temps en temps un épisode de violence pour rectifier des frontières ; de plus il est difficile pour les arabophones  de comprendre ce qu’est la laïcité ,sans équivalence précise en arabe, qui se traduit  aussi bien par rationalisme que par croyance profane,dans les deux cas une autre religion en soi,comme l’ont appris à leurs dépens les  fondateurs du Baas laïc .

Le même participant transpose cette image à notre situation en insistant sur la nécessité vitale d' imposer la laïcité qui nous permettra de glisser ensemble sur une

belle patinoire et si par malheur nous n'y parvenons pas,nous glisserons au mieux sur une patinoire compartimentée,avec des épisodes de violence pour en rectifier les limites ,au pire sur une patinoire unique avec des patins d'une seule couleur et une glace...



En résumé des deux sessions, l'opinion clairement dégagée est que, si la laïcité demeure bien le principe du "vivre ensemble" il faut absolument poursuivre la lutte contre la radicalisation qui commence à  se développer dans notre République et, en même temps, veiller à ce que la laïcité ne se transforme pas en une laïcité radicale opposée au ferment d'une vie riche de toute la diversité humaine.
 D'où l'impérieuse nécessité de continuer à "faire de la pédagogie" comme l'ont si bien exprimé Clémence Rouvier et Bernard Cohen-Hadad.

Cette discussion n’est pas fermée, elle sera reprise, périodiquement